Stage d’établissement du 11 et 12 novembre 2009
Présentation de la langue arabe
Langue arabe :
Deux registres : diglossie
-
oral dit bas : représenté
par les dialectes maghrébins et orientaux = communication orale : pensée
spontanée et dialogue courant : langue
utilitaire/ vernaculaire.
-
Ecrit et parlé : registre
soutenu dit haut: arabe standard / moderne/ littéral / classique qui n’est la langue maternelle de
personne : langue de scolarité qui sert à la communication écrite, et dans certains cas
à la communication orale en contexte international et aussi quant le locuteur
parle devant un auditoire anonyme, c'est-à-dire dans les conférences, masses
médias, enseignement, discours politique et religieux, technologie, sciences…,
elle s’apprend à l’école comme le français standard. Et ce n’est pas parce
qu’on est d’origine arabe qu’on est forcément bon en arabe. Par ailleurs, un
enfant français a – t - il forcément de
bons résultats en français ? Elle
demande autant d’effort que n’importe quelle langue étrangère. Un troisième
registre est apparu depuis peu de temps : l’arabe moyen qui permet la
communication avec des locuteurs natifs d’un autre dialecte lors d’un débat
politique ou culturel. Langue soutenu sans les flexions.
-
Langue enseignée :
l’enseignement de l’arabe en France prend en compte la diglossie de
l’arabe. La langue enseignée prioritairement est celle de la communication
commune à l’ensemble du monde arabe. Il s’agit de l’arabe standard, lié essentiellement
à l’écrit. Mais une place importante est faite à la langue parlée dans ses
variétés spécifiques
Système graphique :
-
L’arabe
s’écrit et se lit de droite à gauche. Donc en sens inverse de l’écriture
latine, mais pas à l’envers.
-
L’écriture
arabe est une écriture alphabétique.
-
A chaque
lettre correspond un son si bien qu’il n’ya quasiment pas de problème
d’orthographe en arabe. Mais, inversement, à chaque son ne correspond pas
forcément une lettre.
- En effet,
l’arabe est une écriture prosodique : elle ne note que les sons qui
constituent l’ossature rythmique du mot ( = consonnes et voyelles longues).
-
Ecriture cursive qui lie les lettres du mot. 23 sur 29 s’attachent à gauche et ont
chacune 4 positions :
initiale ; médiane ; finale et isolée sauf 6 qui ne s’attachent
jamais à gauche et n’ont que deux formes : initiale/ isolée ;
médiane/ finale
-
Il n’ya pas de majescules.
-
Il existe différents styles codifiés d’écriture arabe
-
Phonétique :
-
Arabe :
langue consonantique : 29 lettres ; trois voyelles brèves allongées
par trois voyelles longues dont deux sont considérées comme des lettres
faibles, puisqu’elles sont
semi-consonnes et semi voyelles./ français : 26 lettres
-
Les voyelles
brèves sont des petits tirets que l’on met au-dessus ou au-dessous de la
consonne : a/ u (ou)/ i
-
Les trois
voyelles longues sont : a / u / i
§ Le alif, seule voyelle longue
§ Le waw et le ya qui sont des semi voyelle, semi
consonne
Lettres existant en arabe et pas en
français : gutturales : أ ح ه ق ع / dentales : ث ذ / palatales : غ خ / interdentale : ر / emphatiques : ص ض ط ظ
Lettres existant dans les deux langues :
( ب ت
ج د ز س ش ف ك ل م ن و = b, t, j, d, z, s, ch, f, k, m, n, w (
prononcée wa )
Lettres
existant en français et non en arabe : g(gue) u p v x
Le système phonétique arabe utilise la
totalité de l’appareil phonatoire.
Lexique très riche puisque c’est une langue à
dérivation.
Les chiffres :
-
Le monde
arabe utilise 2 séries de
chiffres : chiffres arabe utilisés au Maghreb et en occident et
chiffres indiens utilisés en orient.
Systèmes de la langue
arabe
Morphologie :
-
Racine et schème : un mot
est à l’intersection de deux éléments abstraits :
o
Racine :
constituée dans l’écrasante majorité des cas par 3 consonnes dans un certain
ordre, et qui donne un sens de base : c’est la «
matière ».
Le
schème : le « moule » dans lequel on « coulera » la
racine, et qui sera lui-même porteur de sens
Racines
+ schèmes : donnent naissance à l’écrasante majorité des mots arabes :
-
Au verbe à
l’accompli en ajoutant simplement des voyelles brèves.
-
Au verbe à
l’inaccompli en ajoutant préfixes et ou
un suffixes et en changeant les voyelles brèves de l’accompli.
-
Des verbes
augmentés en ajoutant des éléments (un, deux ou trois)
-
Chacun des
verbes simples ou augmentés peut donner des
noms verbaux : participe actif (participe présent, en
français) ; participe passif (participe passé, en français) ; nom
d’action ; nom de lieu.
-
Conjugaison :
deux aspects : accompli : (passé composé ou passé simple) ; suffixé
/ inaccompli (présent ou futur), préfixé et ou suffixé. Pour exprimer les
différents temps en met des préverbes,
des verbes ou d’autres mots.
-
Trois
modes : indicatif ; subjonctif et apocopé
-
L’arabe
dispose de 13 pronoms isolés (sujets), mais ils ne sont pas nécessaire (
insistence) car le verbe donne toutes les indications de personne – le pronom
est « contenu » dans le verbe.
-
13 pronoms
affixes (possession/ COD/ COI/ selon qu’il est attaché à un nom, un verbe ou
une préposition).
-
Distinction
entre le genre et les nombre : masculin/ féminin/ singulier/ duel /
pluriel
-
( qui commence
à partir de trois).
-
Négation du verbe :
-
le système de négation beaucoup plus complexe qu’en français car il
varie selon le temps exprimé par le verbe.
o
Accompli :
deux possibilités : ma + accompli/ lam + inaccompli apocopé ( structure
occurrence en arabe moderne)./ négation du passé
o
Inaccompli :
la + inaccompli indicatif/ négation du présent.
o
Inaccompli +
lan : négation du futur.
o
Pas
d’irrégularité, simplement la présence d’un waw
ou un ya’ dans une racine entraine des modifications pour
« appliquer » certains schèmes, qui sont parfaitement régulieres.
o
Irrégularités morphologiques
§ « racines saines / racines faibles ou
malades.
·
Lettres
faibles : waw et ya’ : semi consonnes ou semi voyelles, signe d’un
statut phonétique particulier.
o
Le
alif : ne fait jamais partie de la racine
o
Les racines
« faibles » sont classées selon leur point faible.
o
Remarque :
§ Arabisants sont confrontés à des systèmes
structurés, qui s’imbriquent les uns dans les autres. Pour un esprit logique,
l’apprentissage du système verbal arabe doit être moins angoissant que celui du
français.
Syntaxe :
-
Catégories de mots :
o
Trois catégories :
§ Verbe = verbe en français
§ Nom= comprenant les pronoms et les adjectifs
§ Le reste : huruf = particules « plus petit élément »,
cela recouvre en gros les prépositions, les conjonctions, les mots de négation
etc…
-
Phrases fondamentales :
o
Fonction de base :
o
La
reconnaissance des fonctions de base est d’autant plus importante pour les
élèves arabisants que l’arabe est une langue à déclinaisons
o
Il existe en
arabe deux sortes de phrases : nominale : celle qui commence par un
nom ou pronom (elle peut contenir un verbe), et une phrase verbale, celle qui
commence par un verbe.
§ Phrase verbale : Commence par un verbe et s’organise autour de lui
·
Ordre des mot / Schéma de la phrase verbale :
§ Verbe + sujet + C.D
ou
§ Verbe + sujet + préposition + CI
·
Déclinaison : selon la
fonction du nom dans la phrase ( porte sur la voyelle de la dernière lettre du nom).
o
Sujet :
cas sujet ( nominatif)
o
CD : cas
direct ( accusatif)
o
CI : cas
indirect ( génitif, ablatif et datif).
·
Marques :
§ Cas sujet : on, si nom
indéterminé/ ou, si nom déterminé
§ Cas direct : an, si nom
indéterminé/ a, si nom est déterminé
§ Cas indirect : in, si nom
indéterminé/ i, si nom déterminé.
§ La phrase nominale :
Moubtada’
défini au cas sujet (terme de départ
défini ) : nom ou pronom avec lequel on commence et qui
constitue ce dont je parle ( prédicat) :
·
Khabar
indéfini ( rupture de définition se plaçant là ou le français met le verbe
être), au cas sujet également : l’information que je donne sur le moubtada’, ce que j’en
dis = sujet et attribut du sujet (traduis : je mets l’auxiliaire être).
·
Nom +
auxiliaire « être » ( ou verbe d’état) + attribut = phrase complète
·
Nom +
épithète = phrase incomplète
·
On gardera la
terminologie arabe afin de ne pas introduire de confusion dans l’esprit de
l’apprenant confronté à l’étude de deux grammaire.
·
Le Moubtada’
est toujours un nom commun ou propre ou un pronom
·
Khabar peut
être :
o
Nom propre ou
commun.
o
Phrase
prépositionnelle
o
Phrase
verbale
-
Notion de sujet
o
Accord
§ Phrase verbale :
o
Verbe ne
s’accorde qu’en genre ( masc. / fém.)
§ Phrase nominale : verbe s’accorde en genre et en nombre ( masc/ fém. ; sing.
Duel/ pluriel)
Déclinaison selon la fonction
du nom dans la phrase, il peut être :
, suivi d’un khabar :
Les deux éléments de la phrase sont au cas sujet, si verbe, il s’accorde en
genre et en nombre.
§ Signification différente :
o
Phrase
nominale : insistance sur le moubtada’
o
Phrase
verbale : insistance sur l’action
-
Définition/ indéfinition :
o
Comme en
français, le nom est soit défini, soit indéfini.
§ Nom indéfini : se présente sans déterminant
et une marque d’idéfinition s’ajoute à la fléxion
§ Nom défini :
·
Par
l’article,
·
Un second nom
·
Un pronom
affixe
-
Modification de la phrase nominale :
o
Dans
l’équivalent d’une phrase française de type : verbe être + attribut,
§ L’arabe n’emploi pas de verbe si cette phrase est
au présent affirmatif.
§ Pour mettre cette phrase au présent à la forme
négative, on emploi le pseudo verbe
« laysa » = ne pas être qui entraine le cas direct. Il ne se
conjugue qu’a l’accompli, mais à toutes les personnes
§ Dès qu’il ya une une notion de temps ou de mode,
le verbe kana est employé au temps et au mode correspondant, entrainant le cas
direct.
o
Modification
par d’autres particules : inna et ses sœurs
-
Expression de
la possession : là ou le français emploi le verbe avoir, l’arabe emploie
des prépositions différentes suivant les nuances à exprimer.
-
Complétives : deux, dont la syntaxe est différente :
§ Particule an + phrase verbale, avec un verbe à
l’inaccompli subjonctif. = français utilise le subjonctif
§ Particule anna ou inna + phrase nominale : français :
indicatif.
-
Passif :
diffère du français car il n’admet pas de complément d’agent.
-
Le pluriel des noms
o
Deux
catégories :
§ externe masc./ fém. = ajout d’un suffixe au
singulier
·
masc :
oun : cas sujet
o
in : cas
direct et indirect
·
fém. at
Interne : modification complète de la
structure du nom par rapport au singulier.
-
Syntaxe des accords :
o
Pour les
accords ( verbes, adjectifs, de pronoms…) l’arabe distingue deux classes de
substantifs :
§ Ceux qui désignent les humains ( doué de
raison).S’accordent au pluriel
§ Ceux qui désignent le reste. S’accordent au
féminin singulier.
-
L’épithète : quelle que
soit la manière dont le nom est défini, l’épithète, prend toujours l’article.
-
Relatifs et propositions relatifs : le relatif n’a pas le même rôle qu’en français. Etymologiquement, il
est formé de l’article al et d’un démonstratif.
o
Il joue par
rapport à la proposition relative, le même rôle que l’article par rapport à
l’épithète- la proposition relative elle-même faisant fonction d’épithète , le
relatif n’apparait donc que lorsque l’antécédent est défini.
o
Dans ce cas
il s’accorde en genre et en nombre avec cet antécédent. ( importance que les
élèves sachent ce qu’est un antécédent).
-
Les possessifs :
§ L’arabe n’utilise ni adjectif, ni pronom
possessif.
·
Cas où le
français utilise un adjectif possessif : l’arabe utilise une idafa :
annexion dans laquelle le 2° terme ( nom ou pronom affixe) définit le 1° terme.
- Démonstratifs : expriment comme en français la proximité ou l’éloignement. Les 2 séries ont un masculin et un féminin, un singulier, un duel et un plurie
D